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AccueilDécouvrez Villefranche750 ans d’histoireL’essor de la ville

L’essor de la ville

 

Située au centre de la bastide où se concentrent les échanges économiques, la place Notre-Dame est le coeur des activités politiques, marchandes et religieuses de cette ville nouvelle du Moyen Age. Elle est entourée de couverts marqués par des arcades ogivales au-dessus desquelles se dressent les plus importantes demeures de la fin du Moyen Age, de la Renaissance, ainsi que des hôtels particuliers des XVIe et XVIIIe siècles. Trois marchés s’y déroulaient autrefois chaque semaine. Celui du jeudi, qui perdure aujourd’hui, et où se concentrent les plus beaux produits du terroir, attire de nombreux habitants et visiteurs. A l’extérieur de la bastide, se tenaient également des foires pendant lesquelles se négociaient le bétail, les céréales, le vin, les draps de laine brune et les récipients de cuivre que produisent les artisans cassiers.

A l’est s’étire la Collégiale Notre-Dame, fruit d’un long chantier (XIIIe-XVe siècle) interrompu par la peste Noire (1348) et le début de la guerre de Cent Ans. L’édifice, ouvert par un puissant clocher-porche de 54 m de hauteur qui inspira André Malraux pour le tournage du film L’espoir, enjambe la rue principale et la place tel un géant de pierre. Image Collégiale

Sur les bords de l’Aveyron, le pont des Consuls (1298-1321), autrefois surmonté par deux tours de guet sous lesquelles était installé un péage, dessert le centre de la bastide et permet son extension rapide (XIVe siècle) en direction de la rivière. Le long de celle-ci sont construits des moulins. Sur ces mêmes parcelles s’installent potiers, tanneurs et teinturiers, dont les métiers salissants ou malodorants impliquent la proximité de l’eau et l’isolement.

En périphérie, sur la route d’Albi, est édifié entre 1452 et 1460 le monastère de la Chartreuse Saint-Sauveur. Dans cet édifice, chef-d’oeuvre de l’art gothique flamboyant, exécuté pour Vézian Valette, un négociant en draps, se côtoient les remplages nerveux et délicats du petit cloître, les vantaux du portail de l’église, ornés de moines aussi respectables que silencieux, les stalles du choeur réalisées par André Sulpice entre 1462 et 1478, ainsi que d’exceptionnels vitraux consacrés à la Vierge et à la naissance du Christ.

A l’extérieur de la ville, loin du bruit que répandaient les forgerons, les dinandiers et autres gens du métal, au sommet d’une colline, le château de Graves est construit entre 1543 et 1553 pour Jean-Imbert Dardenne. Négociant en cuivre, propriétaire de martinets et 1er consul de la bastide, Jean-Imbert Dardenne est la première fortune de la ville. Propriétaire d’une élégante maison sur la place, ce personnage ambitieux veut aller plus loin et plus haut encore, impressionner ses proches, ses rivaux et ses contemporains.

Les fondations religieuses sont nombreuses et se concentrent sur les parcelles périphériques de la bastide : monastère des Cordeliers au XIIIe siècle, chapelle Saint-Jacques et église des Augustins au XVe siècle, chapelles des Pénitents Bleus et des Pénitents Noirs, couvents des Ursulines et des Visitandines au XVIIe siècle.

A noter que Villefranche-de-Rouergue est une ville étape sur les Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle sur l’itinéraire reliant Conques à Toulouse.

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